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Textes du Kiwi

Mercredi 9 février 2005
-Allo ?
-Kiwi ?
-Oui… C’est qui ?
-Tu as jamais remarqué comme c’était simple de briser un crâne humain ? C’est très fragile en fait…
-Quoi ? Il est 3h du matin putain…
-C’est exact, mais je t’ai posé une question.
-Putain c’est qui ? Je suis crevé moi.
-Ca n’as pas d’importance, réponds à ma question.
-Va te faire foutre.
***************************************************
-Quoi bordel ?
-Tu n’as pas répondu à ma question Kiwi… Ce n’est pas tres sage de ta part…
-Ouk, elle est pas marrante ta vanne…
-Ah ah, non ce n’est pas Ouk ! Ca se voit que t’es crevé mon ami, sinon t’aurai pu réfléchir suffisamment pour deviner que ouk n’est pas capable de mauvaises blagues comme celle-là. Mais ce n’est pas une blague.
-Mais qui est à l’appareil putain ?
-Je t’ai dit que ça n’avais pas d’importance. Je t’ai aussi demandé si tu savais comme il était simple de briser un crâne…
-C’est quoi ces conneries ?
-Kiwi, ce ne sont pas des conneries. Réponds ma question qu’on puisse passer à la suite.

-Rien à dire ?
-Je réfléchis. Oui ben si tu le dit, un crâne est facile à briser, et alors ?
-Et alors ça va introduire une pensée que j’aimerais que tu accepte, pour la suite de notre conversation.
-Quelle suite bordel ? Il est 3h du matin espèce de malade ! J’ai cours demain moi.
-Pourtant je te conseille de ne pas raccrocher.
-Qu’est-ce que ça change ? Tu te crois dans Phone Game ou quoi ?
-Ah ah ah ! Très bon film en effet, tu l’as beaucoup aimé d’ailleurs, quand tu l’as vu en DVD à Abidjan, chez L et M. Mais pas assez objectif à mon goût.

-Oui j’en sais beaucoup sur toi, mais passons, ce n’est pas l’important pour l’instant.
-Qu’est-ce que tu veux ?
-Parler avec toi, pour l’instant.
-Je t’écoute.
-Je vais te poser certaines questions, tu va devoir y répondre, en y réfléchissant.
-Vas-y…
-Tu es en haut d’un immeuble de 50 étages, sur le toit. Tu as un homme en face de toi qui s’apprête à sauter. Tu peux courir vers lui pour l’attraper et risquer de le faire tomber, ou bien tu peux parler avec lui pour l’empêcher de sauter. Ou bien tu peux le laisser faire. Que fais-tu ?
-C’est quoi ça ? Un jeu de rôle ?
-On va dire que c’est comme ça. Et arrête de caresser ton chat quand je te parle, ca te déconcentre.
-Quoi ? Tu me vois ?
-Non, et toi ?
-Putain arrête ça !
-Arrêtez quoi ? Réponds à ma question kiwi.
-Je… Bordel tu me perturbes !
-Je sais, mais réponds à ma question.
-Je crois que.
-Ne crois pas, sois-en sûr, ce n’est pas un jeu de hasard.
-Je vais lui parler.
-D’accord. Parlons à cet homme Kiwi. Qu’est-ce que tu lui dis ?
-Je… Je lui demande son nom.
-D’accord. Il te réponds qu’il s’appelle Jacob. Il te dit de ne pas t’approcher. Tu ne t’approches pas, hein kiwi ?
-Non non, je parle.
-C’est bien. C’est tout ce que tu lui demande ?
-Non, je lui dit de me raconter qui il est.
-D’accord. Il te demande ce que ça peut bien te faire.
-Ca peut me faire que je suis le seul pour l’instant à pouvoir lui venir en aide, et que j’aimerais pas avoir le poids de sa mort sur la conscience.
-Oh ! Il te dit que c’est assez égoïste comme concept !
-Je fais ce que je peux.
-Non kiwi, tu vais ce que je veux pour l’instant.
-Quoi ? Bordel arrête ça merde ! Je veux dormir moi !
-Tu es sûr que tu veux dormir ? Tu n’es pas en train de te demander ce qui se passerai si jamais tu raccrochais ?
-Non… Si ! Mais écoute, qu’est-ce que tu veux de moi à la fin ?
-Pour te dire toute la vérité, je ne sais pas vraiment. Mais Jacob est là, il attends Kiwi. Il attends que tu lui parle, et tu sais combien un suicidaire peut ne pas être très patient.
-Mais Jacob n’existe pas, c’est un personnage que tu viens d’inventer pour tes questions à la con !
-Oh ! Jacob n’est pas très content d’apprendre qu’on doute de son existence. Tu crois vraiment que c’est une bonne idée de lui dire ça dans un moment pareil ?
-Tu es un malade !
-Peut-être, en attendant nous avons une vie à préserver je crois.
-Nous ?
-Bien sûr ! Comment crois-tu que Jacob peut entendre ce que tu lui dit et te répondre alors vous ne vous voyez pas ?
-Parce que Jacob, c’est toi, connard !
-Eh non. Kiwi, allume ton ordinateur, et connecte toi sur le site 96.125.11.36. Je te donnerais le mot de passe d’accès une fois que ton ordinateur sera allumé, ce qui devrait mettre un peu de temps comme d’habitude.
-Je peux pas faire ça, y a mon petit frère dans la chambre d’à coté. Je veux pas le réveiller.
-Kiwi tu sais bien que le bruit de ton ordi n’empêche jamais F de dormir voyons.
-Merde…
-Eh oui. Allez, allume cette bouse de 300mhz.
-Arrête ça !
-Ok ok, on va la jouer plus mollo si tu veux.
-Ca démarre.
-Tant mieux, Jacob s’impatiente.
-Arrête avec tes histoires, je pige même pas pourquoi je t’écoute encore !
-Parce que tu as Peur, Kiwi, parce que tu ne piges rien à ce qui t’arrive, et comme tu es curieux, tu veux allez jusqu’au bout pour comprendre quelque chose. Espérons pour toi que tu n’ira pas vers le mauvais bout, Kiwi…
-Tais-toi putain…
-Quelle vulgarité… Ca ne te ressemble pas ça pourtant, tu t’es applique comme principe depuis Abidjan de respecter tout le monde, qui que ce soit, et d’arrêter d’insulter n’importe qui à tout va. Surtout depuis que tu as failli te faire tabasser par J D M, n’est-ce pas ?
-Mais c’est pas possible ! Comment est-ce que tu sais tout ça ?
-Aucune importance. Alors, ça s’allume cette bécane ?
-Je… Oui oui, le bureau finit de se charger là. Donne moi deux minutes, que je me connecte.
-Tu les as, mon ami, tu as toute la nuit devant toi, je ne t’impose aucunes contraintes de temps. Pour l’instant.
-Comment ça tu m’imposes ? Qu’est-ce qui t’autorises à définir des règles pour ma vie, comme ça ?
-Kiwi, tu t’embrouilles. C’est toi même qui vient de me demander de te donner deux minutes.
-C’était une expression, pas une soumission.
-C’est ce que tu crois.
-Arrête ça !
-Alors, t’es connecté ?
-Hein ? Oui, redonne moi l’adresse Ip de ton site…
-Bien sûr : 96.125.11.36.
-Okay, ça m’affiche une boite de dialogue avec un mot de passe à rentrer.
-Parfait. Comme nom d’utilisateur, tu entres « alter », et comme mot de passe « ego ».
-Amusant. Bon y a un applet qui se charge.
-Parfait. Tu va pouvoir faire connaissance avec Jacob maintenant.
-Arrête tes… Quoi ? Qu’est-ce que c’est que ça ?
-C’est une caméra dirigée sur Jacob. Comme tu le vois, il est vraiment au bord. Je peux lui dire de sauter maintenant si tu veux.
-Quoi ? Non arrête ! C’est dingue ça ! Euh… Dit lui que je m’excuse.
-Il s’en fout, c’est pas son problème. Il te dit de dégager. Enfin, il ME dit de dégager plutôt.
-Tu es à coté de lui ?
-Oui. Enfin non. Ca n’as pas d’importance ça. Kiwi tu doit l’empêcher de sauter je te rappelle, sinon tu aura vraiment le poids de sa mort sur la conscience, à l’avenir.
-Mais qu’est-ce que tu veux que je lui dises ?
-Ca c’est toi qui décides. Ton objectif pour l’instant est de l’empêcher de « faire une connerie », comme tu le dirais si bien toi-même.
-Dit lui que j’ai besoin de lui parler.
-Il s’étonnes que quelqu’un ai besoin de lui en ce moment même.
-Dis-lui que même si je ne le connaît pas, il y a sûrement des dizaines de gens qui ont besoin de lui, et qui auront besoin de lui à l’avenir, même des gens qu’il ne connaît pas encore.
-Même si c’est vrai, dit-il, en quoi as-tu besoin de lui pour l’instant.
-Il faut qu’il m’aide à me débarrasser d’un malade mental.
-Héhé, joli ! Il dit qu’il ne sais pas ce qu’il peut faire pour t’aider.
-Qu’il commence par faire un pas en arrière, et qu’il se retourne pour me dire ce qu’il voit.
-D’accord. Tu as très bien joué sur ce coup-là. Il demande qui je suis. Je fais quoi ?
-Quoi tu fait quoi ?
-Ah je sais. Voilà, comme ça l’affaire est close.
-PUTAIN ! QU’EST-CE QUE T’AS FOUTU ?
-Je lui ai tiré une balle dans la tête. Et alors ?
-MAIS BORDEL TU VIENS DE BUTTER UN GARS !
-Oui et alors ? Y a des tas de personnes qui meurent assassinées chaque jours. Et puis au fond, c’est ce qu’il voulait non ?
-Putain je viens de lui sauver la vie, et toi tu lui mets une balle dans le crâne ! Mais t’es complètement malade.
-Peut-être, en attendant ça démontre mon génie, étant donné qu’on revient au sujet originel : la fragilité d’un crâne humain. T’as vu comme il a éclaté facilement ? Pourtant les balles de mon glock ne sont pas si grosses que ça…
-Merde… T’es complètement cinglé…
-Bon on passe à autre chose ?
-Mais qu’est-ce que tu racontes ? Tu viens de plomber un mec comme ça, de sang-froid, alors que j’avais réussi à l’empêcher de sauter, et tu veux encore que je te suive dans tes délires meurtriers ?
-Pourquoi meurtriers ? La prochaine fois tu pourra peut-être mieux t’en sortir en laissant la vie à notre prochain cobaye ! Cette fois, c’est toi qui a dit à Jacob de se retourner, et c’est parce qu’il a vu mon visage que je devait l’abattre. Si il n’avait rien vu, je ne l’aurai peut-être pas abattu. Finalement c’est de ta faute si il est mort. Bon passons à autre chose.
Par Kiwi32
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Lundi 14 février 2005
-J'y crois pas...
-Kiwi à présent j'aimerais discuter avec toi.
-Comment ça discuter ? Tu veux que je discute de quoi avec un minable comme toi ?
-Attention mon ami, tu deviens agressif...
-Quoi ? Est-ce que tu connaît à ma place qui ne serait pas devenu agressif après ce que je viens de vivre ?
-A vrai dire, non. Mais faut attention au ton que tu prends tout de même, si tu élèves un peu trop le ton, tu risques de réveiller ton petit frère, et par la même occasion, ta mère. Je te mets en garde, c'est tout.
-Et quel intérêt tu as à me mettre en garde ?
-Si jamais tu es perturbé, tu risque de perdre le fil de notre discussion, et qui plus est tu va sûrement te faire engueuler, or je préfèrerais que cette conversation dure le plus longtemps possible.
-Pourquoi ?
-Parce que j'ai des choses à t'apprendre, et parce que, malgré le fait que j'en sache déjà énormément sur toi, j'ai besoin d'apprendre des choses sur toi, moi aussi.
-Qu'est-ce que ça va t'apporter ?
-Ca n'as pas d'importance. Kiwi, pourquoi avoir choisi K ?
-Choisi ?
-Oui, je résume la situation, mais bon c'est un choix personnel qui t'as poussé à t'intéresser à elle, n'est-ce pas ?
-Oui... Pas tout à faire, c'est grâce à S que j'ai fait sa connaissance.
-Qui est S ?
-Ah tu ne le connais pas lui ?
-Si. Je sais qui est S C bien sûr.
-Putain mais arrête ça ! Si tu veux que je te réponde à tes questions, pourquoi cherche-tu à m'embrouiller sans arrêt ?
-Tu as raison. C'était idiot de ma part. Dit moi donc pourquoi tu t'es intéressé à K ?
-Je ne sais pas si je doit te raconter cela. Je n'aime pas cette façon que tu as à mêler mes proches à ton délire.
-Mon délire ? Non, ce n'est pas un délire. Je suis peut-être fou, mais je suis tout à fait conscient actuellement de ce que je fait avec toi... Appelons plutôt ça... Un jeu...
-Peu importe comment tu veux appeler ça, si tu veux « jouer » avec moi, c'est moi que tu doit impliquer, pas mes proches.
-On ne va pas aller loin alors. Tu es très superficiel.
-Mais va te faire foutre !
-J'y penserais. Quand je dit que tu es superficiel, c'est que malgré tout le mal que l'on peux t'infliger, tu sembles rester toujours aussi naïf. Il est tellement facile de te manipuler que ça en devient navrant. Alors autant m'intéresser au monde qui t'entoure pour comprendre le pourquoi du comment de cette naïveté si pathétique...
-A quoi ça te sert d'essayer de m'humilier de la sorte ?
-A quoi ça sert de mettre du Ketchup dans des pâtes ? Ca dépend du goût de la personne, n'est-ce pas ? C'est pareil avec moi. Cette façon que j'ai à te rabaisser moralement, c'est dans mes goûts de ce jeu. Je suis un peu sadique, je l'avoue. Comme toi d'ailleurs. Ou plutôt, comme toi il y a quelques années, à grande dose, et contre ton petit frère actuellement, à plus petite dose. Laisse le vivre ce pauvre enfant. Que tu le brutalise par volonté d'affirmer ton autorité de grand frère, ça peut passer à partir du moment où ça ne devient pas systématique.
-Ca ne te regarde pas. F n'as pas de père en ce moment, et je fais comme je peux qu'il ai un minimum d'éducation paternelle.
-Pourtant tu sais que j'ai raison, ça te fait juste peur que ce soit moi qui puisse t'ouvrir les yeux à ce sujet.
-...
-Je pense que je t'ai pris au dépourvu là. Calme-toi, tu n'as pas de raison réelle d'accepter ce que je te dit, n'est-ce pas ? Alors tu peux écouter ma morale si tu veux et te sentir petit, tout petit, ou bien tu peux me raconter pourquoi tu as voulu t'intéresser à K.
-Tu es un vrai connard.
-Alors ?
-...Tu doit savoir que ça fait déjà bien longtemps que je cherche une petite amie, car je ressens, au fur et à mesure du développement de mon adolescence, un réel besoin de contact féminin, contact que je n'ai jamais connu auparavant.
-Jamais ? Tu as l'air de passer des étapes rapidement... Ce « vide » comme tu le nommes toi-même, t'as pourtant appris la patience et le respect extrême de la fille, n'est-ce pas ?
-Oui mais... Ecoute j'en ai marre que t'en sache autant sur moi, pourquoi tu ne veux pas me dire qui tu es ?
-Parce que si tu le sais, tu sera très certainement déçu et tu ne voudra pas continuer la discussion.
-Ca fait longtemps que j'ai envie de raccrocher, je ne pense pas que ça change grand-chose...
-Et pourtant nous en sommes déjà là... Non je pense que tu as envie de continuer. Je te connais Kiwi, tu es un gamer. Le jeu qui s'offre à toi ce soir, c'est le jeu dont tu as toujours rêvé, original et unique.
-Unique ? Je suis l'unique joueur de ton jeu ?
-Pour l'instant. Tu en es le 1er en tout cas. Ca doit te plaire de savoir ça non ? Tu aimes l'exclusivité.
-J'aime l'exclusivité dans certains cas. Là, je ne pense pas que je puisse prendre un plaisir à être le principal joueur d'un jeu meurtrier.
-Et pourtant, combien de fois as-tu voulu mettre en place un meurtre ?
-Jamais. Je n'ai juste fait qu'imaginer que je pourrais un jour trouver un plaisir à réaliser le meurtre parfait. Mais il s'agit plus ici d'une pensée futile de l'adolescent con et perdu que je suis plutôt que d'un véritable projet d'avenir. Qui pourrait avoir comme perspective d'avenir le meurtre ?
-Question intéressante. Je dois avouer que moi-même il m'a fallu beaucoup de temps pour me décider à mettre en place cette idée que j'avais derrière la tête depuis assez longtemps. Mais cela n'empêche que si tu n'aimais pas ce jeu, tu aurai déjà raccroché, de peur de faire une autre connerie.
-C'est faux ! Si je n'ai pas raccroché, c'est parce que... je...
-C'est parce que TU AIMES CA Kiwi ! Regarde ton écran ! Tu vois cette image ?
-Je n'aime pas ça ! Arrête putain !
-Cette image, c'est une caméra fixée à l'intérieur d'une lunette de visée d'un fusil de précision, comme ça tu verra ce que je vois. Regarde, le fusil est braqué dans cette rue. Je peux abattre n'importe qui ici, et le pire c'est que personne ne saura d'où ça vient avant plusieurs heures.
-Non ! Bordel ça va pas recommencer ! Je veux pas que tu fasses ça !
-CA TOMBE BIEN, tu comprends la règle du jeu avant même que j'ai eu à te l'énoncer. Tu doit m'empêcher de faire une connerie mon ami. Une connerie... Oh la jolie tête...
-NON PAS CA ! ENLEVE CE VISEUR TOUT DE SUITE !
-Pourquoi Kiwi, tu connais cette personne ? Je ne crois pas...
-SI ! NON ! euh... Ca ne change rien ! Tu doit arrêter de tuer des gens !
-Et pourquoi Kiwi ? Qu'est-ce qu'une personne de moins dans cette société mondialiste et pleine à craquer de connards de consommateur... Comme cet homme, avec son chapeau là... Tu crois que ma balle peux traverser son chapeau ? On essaie ?
-NON NE FAIT PAS CA ! Attends, il faut que tu m'explique ton problème ! Tu as forcément une raison de vouloir faire ça, et je pense qu'il y a un moyen de t'aider.
-M'aider ? Kiwi, contrairement à ce que tu crois, TU N'AIDES PERSONNE à chercher à leur parler ! Regarde avec K, à force de vouloir lui proposer ton aide, elle a finie par se lasser de tes belles paroles ! « Tu m'étouffes ! » c'est elle même qui te l'a dit !
-Arrête de me parler de K ! Si je n'ai pas pu aider K, c'est uniquement parce que la vie est une salope avec nous en ce moment. Je n'ai aucun moyen de l'aider, et je pensais qu'en discutant avec elle je pourrais lui remonter un peu le moral, ce qu'elle ne semble pas avoir compris.
-Tu m'ennuies avec tes histoires. Oh... Regarde cette jolie fille... Une métisse en plus, tu aimes bien les métisses toi n'est-ce pas ? Ce serait amusant qu'une personne que tu pourrait aimer meure par ta faute ? Allez celle-là on va la prendre ?
-MAIS POURQUOI TU VEUT FAIRE CA ! NE TIRE PAS ! CA NE TE SERT A RIEN !
-Si, ça me défoule. Allez, bouge pas ma jolie.
-ATTENDS, JE VAIS TE DIRE pourquoi tu ne doit pas tirer.
-... Pourquoi ?
-Parce que si tu la tue, la police va s'amener, tu va devoir t'enfuir, et nous ne pourrons plus discuter.
-FAUX, je ne suis pas à coté de cet arme, je la contrôle de loin, de très loin... Tu n'as pas remarqué qu'il faisait jour à l'image, alors qu'il fait nuit chez toi ? Il fait nuit chez moi aussi, parce je ne suis pas loin de toi, mais là où est le fusil, il fait jour...
-Qu'est-ce que ça change, tu ne doit pas avoir le droit de tuer ces gens, même de loin, même si pour toi ça ressemble peut-être à un jeu vidéo.
-Et pourtant j'en suis capable. Regarde ce panneau. BAM ! Ah ah t'as vu comme il a sauté kan la balle l'a atteint ?
-Mais qu'est-ce que tu fous ?
-Ah ah, les gens se demandent ce qui s'est passé autour... Bandes de crétins. C'est amusant tu ne trouve pas ?
-Mais non ! Je veux que tu arrête de t'amuser avec cette arme comme un gamin ! C'est la vraie vie sur l'écran bordel !
-C'est ça qu'il y a de tripant... Allez, tu vois cette femme, avec son fils dans les bras ? Je vais faire d'une pierre deux coups. Tu as 10 secondes pour me convaincre de ne pas la tuer.
-Quoi ? QUOI ?
-10 !
-NON ARRÊTE CA !
-9 !
-Euh... Il ne faut pas que tu continue à t'acharner contre cette société...
-8 !
-...qui apparemment t'as fait du mal parce qu'il y a sûrement mille raisons de ne pas lui en vouloir...
-Donne moi lesquelles... 7 !
-Mais... Mais... Cette femme t'as-t-elle fait du mal ?
-Qui sait ? 6 !
-Ce jeu tu veux le faire avec moi, pas avec des inconnus !
-Et alors ? 5 !
-Et alors c'est moi que tu doit impliquer, pas cette femme et son fils !
-Tu es impliqué en tant que joueur spectateur, et eux sont le matériel de notre jeu. 3 !
-JE VAIS REPONDRE A TES QUESTIONS SUR K !
-Ah ? Dommage, ça ne m'intéresse plus. Je m'amuse tellement... 2 !
-Tu ne me laisse aucune chance putain...
-Et toi tu ne semble pas vouloir laisser de chance à cette femme ! 1 !
-NON ! JE T'EN SUPPLIE !
-FEU !
-NOOOON... Quoi ?
-AH AH ! J'ADORE CA PUTAIN, JE SUIS UN GENIE !
-De la peinture ? C'est une balle de peinture que t'as tiré ?
-Hi hi hi ! Ingénieux non ?
-Mais c'est pas possible... Tu es vraiment un malade... J'en peux plus de ces conneries...
-Et pourtant tu n'as pas raccroché...
-Jacob aussi, c'était de la peinture ?
-Non, Jacob je lui ai bien mis une balle dans la tête, paix à son âme. Bon, on s'amuse comme des petits fous n'est-ce pas ?
-Je n'ai jamais vu ça... Comment peut-on être aussi machiavélique ?
-Oh oh, les grands mots sortent, ça veut dire que tu ne sais plus quoi dire.
-Tu pourrais dire quelque chose, à ma place ?
-Arrête de prendre les gens pour les mettre à ta place Kiwi... Tu vois, toi aussi tu prends les gens pour des outils, finalement...
-Quoi ? Mais non ! euh... Non arrête maintenant !
-Ohhh non je commence seulement à m'amuser. Si nous décidions de couper la connections avec ce fusil avant que la police ne vienne s'intéresser de trop prêt au terminal... Hop, voilà qui est fait. Par contre Kiwi je suis déçu, tu n'as pas très bien joué ici. Cette femme aurait pu mourir à cause de toi !
-Mais arrête de dire que c'est à cause de moi ! C'EST TOI QUI A TIRE ! C'est TOI le malade ici ! Pas moi ?
-Tu en es sûr ?
Par Kiwi32
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Mardi 8 mars 2005

Aujourd'hui, 8 mars, consacrée journée de la femme... La belle affaire...

Voyons voir, il va falloir que je tourne correctement ce texte pour qu'on comprenne malgré tout ce que je vais dire que j'aime les femmes et que je les respectent plus que tout... Ce n'est pas une mince affaire... Au boulot :D

(Source de l'image : http://www.katia.ch/fra.htm artiste : Katia Buteau Zucker)

Une amie m'a dit "Pourquoi avoir fait la journée de la femme si il n'y a pas de journée de l'homme ?" Bonne question, c'est en effet une problématique qui mets plutot bien en evidence les paradoxes de cette journée... Officiellement, si cette journée a été crée, c'est pour que l'on reconaisse les vraies valeurs de la femme dans tout les sens du terme et que l'on décide d'utiliser un jour symbolique de l'année pour représenter le respect que l'on doit porter aux femmes... Or n'est-ce pas dans un sens un certain "foutage de gueule" de ne donner qu'une journée aux femmes ? "Une journée, c'est deja bien", me retorqueront certains macho ou certaines féministes accomplie, j'imagine...

Je ne suis pas d'accord avec cela... Cette journée selon moi est plutot une représentation de l'image de la femme-objet que l'on attache carrément comme icone à une pseudo célébration d'une valeur qui existe autrement. Je m'explique : sans cette journée, quelle serait la différence dans le monde, en réalité ? Aucune ! Le problême de l'irrespect de la femme qui existe encore dans notre monde (et qui hélas existera toujours, bien qu'à titre restreint on puisse penser qu'il sagit d'un irrespect de l'humain dans son ensemble, et pas uniquement de sa partie féminine) ne se résoudra pas par 24h (dont uniquement 12h de vécu, et surement encore moins de prise de conscience) de célébration passive et quasi inexistante en réalité de la féminité ! On a jamais gagné une guerre rien qu'en brandissant un drapeau, à ce que je sache ! Par conséquent, il faut penser à aborder le problême autrement, à commencer par oublier tout les préjugés sur les femmes (et en regle generale, tout les préjugés sur tout). Nous les hommes, ne connaissons pas les femmes, alors ca ne sert à rien de leur mettre des badges pour les faire apparaitre tel que nous le voulons ! "Il ne faut toujours aimer quelqu'un pour ce qu'il est, et non pas pour ce qu'on veux qu'il soit"...

Je considere cette journée comme nulle, car j'estime avoir le droit d'exprimer mon amour et mon respect pour les femmes à chaque jours de l'année, à chaque moment de la vie, ce genre de chose ne devrait pas être délimité par ces barrières temporelles qui rendent le propos absurdes.

Par Kiwi32
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Lundi 4 avril 2005

Kamikaze

 

 

Si je vous écris à vous,

Mes frères et soeurs,

C’est pour que vous soyez au courant,

C’est pour que vous ne preniez pas peur.

Il faut que je vous dise quelque chose

Que vous n’auriez jamais dû savoir.

Si je vous écris cette prose,

C’est pour que vous ne perdiez pas espoir.

Car bientôt je vais devoir y aller.

Dans mon combat, je vais devoir vous laisser.

Car avant de comprendre ce qui se sera passe,

Vous saurez déjà par cette lettre que j’aurai été tué.

Même des cris et des pleurs ne pourront arrêter cela.

Il y a déjà eu trop de souffrance pour que ma mort ne serve pas.

Lorsque je foncerai sur ma cible, mon avion explosera.

Alors je fermerai les yeux, et toute ma vie défilera :

Tous ces instants passés avec vous ma famille,

Alors que mon engin sera lancé comme une vrille,

Oui, je reverrai tout ça, dans mes yeux, comme au cinéma,

Et ce sera fini, mais ce ne sera pas tout ça pour ça.

 

 

                                                     Poème écrit en 2002

Par Kiwi32
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Mardi 5 avril 2005

LE POETE, LE SOLEIL ET LA LUNE

 

 

Un jour le Poète sortit et vit le Soleil.

Cette majesté lui dit alors : « Viens la nuit,

Je te présenterai mon amie! »

Le Poète revint la nuit, découvrir cette merveille

Car la Lune était là, dans toute sa splendeur

Et le poète demanda : « - Lune, puis-je te connaître?
- Si tu veux, répondit-elle, mais je partirai tout à l’heure... »
Le Poète pris l’échelle pour monter jusqu’à elle, cet être,
Mais il comprit vite qu’elle n’était pas assez grande.

La Lune dans sa sagesse, lui conseilla de gravir la montagne.

Il lui obéit, et monta jusqu’au ciel, pour apprendre

Que la Lune le voulait pour ami, alors que le Poète

Dans son plus grand secret, voulait la rejoindre...

La Lune appris alors que le Soleil l’aimait, et peut-être

N’écoutant que son cœur, elle alla y disparaître.

Le Poète montait toujours, et, arrivé aux cieux

Ce n’est pas la Lune qu’il vit, mais bien l’ami Soleil,

Qui lui dit alors de se cacher les yeux,

Car s’il voulait admirer la belle, ce serait derrière Ra, cette merveille.

 

 

                                                 Poème écrit en avril 2004

Par Kiwi32
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Jeudi 7 avril 2005

VIVE LA FRANCE ! Pays de merde...

I - Voisinage raciste

 

Préambule : Je ne suis pas un anarchiste, je ne suis qu'un amoureux des belles choses. Je n'écris pas cette série d'article dans le but de convaincre qui que ce soit, mais dans le but d'exprimer mes idées. Je suis parfaitement conscient que je risque de me faire des ennemis en écrivant ces lignes, mais il fallait bien que je pose ca quelque part. J'assume entièrement la responsabilité de mes mots, et j'utiliserais une phrase simple pour faire comprendre mon axe principal d'écriture : Tant mieux si vous êtes d'accords, tant pis si ca vous déplait. Vous êtes prévenus, à vous de voir si vous voulez continuer à lire ces lignes ou bien sur si vous préférez fermer cette page dés maintenant.

Aujourd'hui, jeudi 7 avril 2005, vers 20h, j'ai compris d'où venait le mépris que présentait une majorité de jeunes à l'encontre des personnes agées.

Jusque là, j'ai habité 7 ans en Afrique, et l'Afrique m'a apprise le respect des anciens, pour leur sagesse et leur respect réciproque. Je pensais que ce principe pouvais s'appliquer à l'ensemble du monde, et que même les anciens en Europe avait des choses à nous apprendre. Je ne comprenais donc pas jusqu'à ce soir d'où venait ce mépris permanent qu'exerçais de nombreux jeunes avec qui j'avais parlé de ca jusque là. J'ai enfin compris.

Depuis quelques mois, il y a un nouveau voisin en face de chez moi, un bonhomme d'une 70aine d'année qui installe un mur devant notre maison, de son coté de la rue. Jusque là, le simple gêne que cela occasionait était le fait que le mur (d'une hauteur supérieur de 20cm par rapport à celle prévue par le P.O.S.) nous cachait la vue d'une partie du village (sans grande gravité, je l'avoue). Ce soir, il a presque fini ses travaux, et à partir de 19h30 (pourquoi si tard ?) il a décidé de nettoyer son trottoir rempli de ciment au karsher. Etant donné l'heure tardive, à partir de 20h ma mere est partie le voir gentiment en lui demandant d'essayer d'avoir fini rapidement (et croyez-moi quand je dit que ma mere est aimable avec le voisinage). Il a demandé pourquoi, et ma mere a dit que c'était parce que son fils devait se coucher tôt pour se lever tôt. Il s'est étonné que son fils de 18 ans (à savoir moi, en l'occurence), ai besoin de se coucher aussi tôt. Et ma mere a répondu qu'il ne s'agissait pas de moi, mais de son autre fils, Franck, qui a 8 ans (Franck est un petit ivoirien qu'on a adopté il y a deux ans, et je le considérer plus que tout au monde comme mon petit Frere de sang).

Alors le gars a dit "Ah, le petit négre"...

Donc l'irrespect des jeune envers les vieux à notre époque vient du choc des génération, du fait que les vieux ont des idées de la vie qui ne correspondent plus avec notre temps, et qu'il ne peux plus y avoir d'échange ni de compréhension entre les personnes agées et les jeunes de nos jours, surtout dans ce genre de cas.

Je tiens à ajouter que dans ce texte j'ai tendance à faire une généralité, mais je me doute bien qu'il y a des ecxeptions, aussi nombreuses puissent-elles être, car sinon nous ne penserions pas de cette façon aussi libre et ouverte maintenant.

 

Par Kiwi32
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