-Kiwi ?
-Oui Cest qui ?
-Tu as jamais remarqué comme cétait simple de briser un crâne humain ? Cest très fragile en fait
-Quoi ? Il est 3h du matin putain
-Cest exact, mais je tai posé une question.
-Putain cest qui ? Je suis crevé moi.
-Ca nas pas dimportance, réponds à ma question.
-Va te faire foutre.
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-Quoi bordel ?
-Tu nas pas répondu à ma question Kiwi Ce nest pas tres sage de ta part
-Ouk, elle est pas marrante ta vanne
-Ah ah, non ce nest pas Ouk ! Ca se voit que tes crevé mon ami, sinon taurai pu réfléchir suffisamment pour deviner que ouk nest pas capable de mauvaises blagues comme celle-là. Mais ce nest pas une blague.
-Mais qui est à lappareil putain ?
-Je tai dit que ça navais pas dimportance. Je tai aussi demandé si tu savais comme il était simple de briser un crâne
-Cest quoi ces conneries ?
-Kiwi, ce ne sont pas des conneries. Réponds ma question quon puisse passer à la suite.
-
-Rien à dire ?
-Je réfléchis. Oui ben si tu le dit, un crâne est facile à briser, et alors ?
-Et alors ça va introduire une pensée que jaimerais que tu accepte, pour la suite de notre conversation.
-Quelle suite bordel ? Il est 3h du matin espèce de malade ! Jai cours demain moi.
-Pourtant je te conseille de ne pas raccrocher.
-Quest-ce que ça change ? Tu te crois dans Phone Game ou quoi ?
-Ah ah ah ! Très bon film en effet, tu las beaucoup aimé dailleurs, quand tu las vu en DVD à Abidjan, chez L et M. Mais pas assez objectif à mon goût.
-
-Oui jen sais beaucoup sur toi, mais passons, ce nest pas limportant pour linstant.
-Quest-ce que tu veux ?
-Parler avec toi, pour linstant.
-Je técoute.
-Je vais te poser certaines questions, tu va devoir y répondre, en y réfléchissant.
-Vas-y
-Tu es en haut dun immeuble de 50 étages, sur le toit. Tu as un homme en face de toi qui sapprête à sauter. Tu peux courir vers lui pour lattraper et risquer de le faire tomber, ou bien tu peux parler avec lui pour lempêcher de sauter. Ou bien tu peux le laisser faire. Que fais-tu ?
-Cest quoi ça ? Un jeu de rôle ?
-On va dire que cest comme ça. Et arrête de caresser ton chat quand je te parle, ca te déconcentre.
-Quoi ? Tu me vois ?
-Non, et toi ?
-Putain arrête ça !
-Arrêtez quoi ? Réponds à ma question kiwi.
-Je Bordel tu me perturbes !
-Je sais, mais réponds à ma question.
-Je crois que.
-Ne crois pas, sois-en sûr, ce nest pas un jeu de hasard.
-Je vais lui parler.
-Daccord. Parlons à cet homme Kiwi. Quest-ce que tu lui dis ?
-Je Je lui demande son nom.
-Daccord. Il te réponds quil sappelle Jacob. Il te dit de ne pas tapprocher. Tu ne tapproches pas, hein kiwi ?
-Non non, je parle.
-Cest bien. Cest tout ce que tu lui demande ?
-Non, je lui dit de me raconter qui il est.
-Daccord. Il te demande ce que ça peut bien te faire.
-Ca peut me faire que je suis le seul pour linstant à pouvoir lui venir en aide, et que jaimerais pas avoir le poids de sa mort sur la conscience.
-Oh ! Il te dit que cest assez égoïste comme concept !
-Je fais ce que je peux.
-Non kiwi, tu vais ce que je veux pour linstant.
-Quoi ? Bordel arrête ça merde ! Je veux dormir moi !
-Tu es sûr que tu veux dormir ? Tu nes pas en train de te demander ce qui se passerai si jamais tu raccrochais ?
-Non Si ! Mais écoute, quest-ce que tu veux de moi à la fin ?
-Pour te dire toute la vérité, je ne sais pas vraiment. Mais Jacob est là, il attends Kiwi. Il attends que tu lui parle, et tu sais combien un suicidaire peut ne pas être très patient.
-Mais Jacob nexiste pas, cest un personnage que tu viens dinventer pour tes questions à la con !
-Oh ! Jacob nest pas très content dapprendre quon doute de son existence. Tu crois vraiment que cest une bonne idée de lui dire ça dans un moment pareil ?
-Tu es un malade !
-Peut-être, en attendant nous avons une vie à préserver je crois.
-Nous ?
-Bien sûr ! Comment crois-tu que Jacob peut entendre ce que tu lui dit et te répondre alors vous ne vous voyez pas ?
-Parce que Jacob, cest toi, connard !
-Eh non. Kiwi, allume ton ordinateur, et connecte toi sur le site 96.125.11.36. Je te donnerais le mot de passe daccès une fois que ton ordinateur sera allumé, ce qui devrait mettre un peu de temps comme dhabitude.
-Je peux pas faire ça, y a mon petit frère dans la chambre dà coté. Je veux pas le réveiller.
-Kiwi tu sais bien que le bruit de ton ordi nempêche jamais F de dormir voyons.
-Merde
-Eh oui. Allez, allume cette bouse de 300mhz.
-Arrête ça !
-Ok ok, on va la jouer plus mollo si tu veux.
-Ca démarre.
-Tant mieux, Jacob simpatiente.
-Arrête avec tes histoires, je pige même pas pourquoi je técoute encore !
-Parce que tu as Peur, Kiwi, parce que tu ne piges rien à ce qui tarrive, et comme tu es curieux, tu veux allez jusquau bout pour comprendre quelque chose. Espérons pour toi que tu nira pas vers le mauvais bout, Kiwi
-Tais-toi putain
-Quelle vulgarité Ca ne te ressemble pas ça pourtant, tu tes applique comme principe depuis Abidjan de respecter tout le monde, qui que ce soit, et darrêter dinsulter nimporte qui à tout va. Surtout depuis que tu as failli te faire tabasser par J D M, nest-ce pas ?
-Mais cest pas possible ! Comment est-ce que tu sais tout ça ?
-Aucune importance. Alors, ça sallume cette bécane ?
-Je Oui oui, le bureau finit de se charger là. Donne moi deux minutes, que je me connecte.
-Tu les as, mon ami, tu as toute la nuit devant toi, je ne timpose aucunes contraintes de temps. Pour linstant.
-Comment ça tu mimposes ? Quest-ce qui tautorises à définir des règles pour ma vie, comme ça ?
-Kiwi, tu tembrouilles. Cest toi même qui vient de me demander de te donner deux minutes.
-Cétait une expression, pas une soumission.
-Cest ce que tu crois.
-Arrête ça !
-Alors, tes connecté ?
-Hein ? Oui, redonne moi ladresse Ip de ton site
-Bien sûr : 96.125.11.36.
-Okay, ça maffiche une boite de dialogue avec un mot de passe à rentrer.
-Parfait. Comme nom dutilisateur, tu entres « alter », et comme mot de passe « ego ».
-Amusant. Bon y a un applet qui se charge.
-Parfait. Tu va pouvoir faire connaissance avec Jacob maintenant.
-Arrête tes Quoi ? Quest-ce que cest que ça ?
-Cest une caméra dirigée sur Jacob. Comme tu le vois, il est vraiment au bord. Je peux lui dire de sauter maintenant si tu veux.
-Quoi ? Non arrête ! Cest dingue ça ! Euh Dit lui que je mexcuse.
-Il sen fout, cest pas son problème. Il te dit de dégager. Enfin, il ME dit de dégager plutôt.
-Tu es à coté de lui ?
-Oui. Enfin non. Ca nas pas dimportance ça. Kiwi tu doit lempêcher de sauter je te rappelle, sinon tu aura vraiment le poids de sa mort sur la conscience, à lavenir.
-Mais quest-ce que tu veux que je lui dises ?
-Ca cest toi qui décides. Ton objectif pour linstant est de lempêcher de « faire une connerie », comme tu le dirais si bien toi-même.
-Dit lui que jai besoin de lui parler.
-Il sétonnes que quelquun ai besoin de lui en ce moment même.
-Dis-lui que même si je ne le connaît pas, il y a sûrement des dizaines de gens qui ont besoin de lui, et qui auront besoin de lui à lavenir, même des gens quil ne connaît pas encore.
-Même si cest vrai, dit-il, en quoi as-tu besoin de lui pour linstant.
-Il faut quil maide à me débarrasser dun malade mental.
-Héhé, joli ! Il dit quil ne sais pas ce quil peut faire pour taider.
-Quil commence par faire un pas en arrière, et quil se retourne pour me dire ce quil voit.
-Daccord. Tu as très bien joué sur ce coup-là. Il demande qui je suis. Je fais quoi ?
-Quoi tu fait quoi ?
-Ah je sais. Voilà, comme ça laffaire est close.
-PUTAIN ! QUEST-CE QUE TAS FOUTU ?
-Je lui ai tiré une balle dans la tête. Et alors ?
-MAIS BORDEL TU VIENS DE BUTTER UN GARS !
-Oui et alors ? Y a des tas de personnes qui meurent assassinées chaque jours. Et puis au fond, cest ce quil voulait non ?
-Putain je viens de lui sauver la vie, et toi tu lui mets une balle dans le crâne ! Mais tes complètement malade.
-Peut-être, en attendant ça démontre mon génie, étant donné quon revient au sujet originel : la fragilité dun crâne humain. Tas vu comme il a éclaté facilement ? Pourtant les balles de mon glock ne sont pas si grosses que ça
-Merde Tes complètement cinglé
-Bon on passe à autre chose ?
-Mais quest-ce que tu racontes ? Tu viens de plomber un mec comme ça, de sang-froid, alors que javais réussi à lempêcher de sauter, et tu veux encore que je te suive dans tes délires meurtriers ?
-Pourquoi meurtriers ? La prochaine fois tu pourra peut-être mieux ten sortir en laissant la vie à notre prochain cobaye ! Cette fois, cest toi qui a dit à Jacob de se retourner, et cest parce quil a vu mon visage que je devait labattre. Si il navait rien vu, je ne laurai peut-être pas abattu. Finalement cest de ta faute si il est mort. Bon passons à autre chose.
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